Cogitation (ça se dit ça?)

Je rentre de vacances à l’heure où je commence cet article (et si ça se trouve je ne vais le publier que dans deux semaines, alors ça ne voudra plus rien dire mais pas grave il me fallait une introduction).

Bref, là n’est pas la question.

Je suis partie avec une amie et nos quatre enfants (deux chacune je te rassure c’est déjà bien suffisant!) et forcément, on a beaucoup beaucoup beaucoup parlé mecs.

Oui parce qu’on parle que de ça en fait…

Et toi lecteur homme, tu parles de femmes et de plans cul avec tes potes?

En tous les cas, on sature. Moi ça va faire deux ans que je suis séparée, un peu moins que j’étais sur les sites (j’y suis plus trop, j’ai encore mon compte tinder mais je ne like personne donc ça ne fait pas avancer le binz), et le constat est simple: beaucoup de temps passé à discuter avec des hommes hyper disponibles au début et rapidement plus du tout. La question étant « où trouvaient ils le temps quand ils écrivaient à longueur de journée??? »

Tu vas me dire qu’ils ont plusieurs contacts et que donc ça tourne. Je n’en suis pas si sûre.

Autant R le beau gosse oui c’est sûr. Autant les autres pas forcément, mais je pense tout simplement qu’ils n’ont pas besoin d’une nana. Discuter a pu les amuser une, deux, trois semaines… et ils passent à autre chose. Pas forcément une autre, juste à autre chose.

C’est dire toute l’importance qu’ils accordent au fait de trouver quelqu’un. C’est donc également révélateur du fait qu’ils ne sont clairement pas prêts à s’investir.

Et du coup je me pose la question: pourquoi ce sont justement ces hommes là qui m’attirent???

Tu me vois venir hein?

Ben oui, parce que je n’ai pas envie de plus au fond de moi. Alors oui, je rêve de promenades main dans la main, de réveils câlins et coquins avec la même personne et pas différents partenaires selon leur disponibilité (c’est glauque non? pas pire que de rentrer chez toi au milieu de la nuit parce que t’as même pas envie de rester dormir avec lui), mais je n’ai plus l’envie ni la patience ni une once d’espoir de tomber dessus un jour, en tous cas pas par l’intermédiaire des sites…

Et je me rends compte que je perds tellement de temps à attendre ça en vain…

Moi je rêve de percuter mon évidence dans la rue, que nos regards se croisent et que nous tombions tous les deux sous le charme… quoi??? oui je suis fleur bleu et alors?

Marre des « cc tu vas bien? tu passes? »

Je veux pouvoir avoir un câlin sur demande, et pas après négociation de chez qui, quel jour, à quelle heure.

J’en peux plus de ces baratineurs (je t’ai parlé de M. mais malheureusement c’est loin d’être le seul).

Finalement je préfère les types qui annoncent la couleur à ceux qui font genre « tu me plais » alors qu’au final ils ne te considèrent que bonne à b****

Ouais je sais, je suis remontée… mais cette fois c’est vraiment trop je crois.

Bon courage à toi si tu bosses, j’ai repris aujourd’hui et t’as vu comme je suis motivée…

PS: finalement je l’aurai publié le même jour que celui où j’ai commencé à l’écrire 😀

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Il était beau, il sentait bon le sable chaud…. ah ben non

Bonjour à toi cher lecteur!

Aujourd’hui, nous allons aborder un sujet qui m’est très cher!

Roulement de tambour!!!!!!!!!

Le ghosting.

Késako? Une pratique juste pas correcte du tout, dérive du système, liée à tout ce que nous devenons, consommateur de tout, même de sexe, même de relations.

J’t’explique.

Janvier 2017: un type visite de façon insistante mon profil sur badoo. Il est plutôt pas mal et moi je me trouve plutôt basique, pis les beaux gosses, c’est plutôt coureur ou plutôt trop attirant pour les autres nanas, bref pas mon genre.

Mais je finis par commencer la conversation. Alex est un peu plus jeune que moi (j’ai un vrai souci avec la différence d’âge je ne sais pas pourquoi…), il vient de région parisienne et est muté au 1er février pas loin de chez moi. Il cherche à faire des connaissances, je me dis pourquoi pas, je suis quelqu’un d’assez sociable.

On papote beaucoup, vraiment beaucoup, tout le temps. Première alerte: on reste sur badoo, il refuse de me donner son numéro, soit disant il préfère parler sur pc, pas à l’aise sur le téléphone… ok. Admettons.  (ndlr: maintenant je suis intransigeante là dessus)

J’ai un rdv avec un type un soir, mais pas très fructueux, Alex est au courant vu qu’on est plutôt en mode « potes ». Quand je lui dis que je ne le reverrai pas car je n’ai pas accroché, il me dit « ouf, je suis soulagé ». Il a envie de me rencontrer. C’est vrai on s’entend bien, pourquoi pas!

Il commencera une phase de séduction qu’il mènera de façon très habile. Rdv pris le 5 février.

Le 31 janvier « bonne nuit à demain », comme tous les soirs.

Et plus jamais rien d’autre. Disparition. Ouais c’est brutal quand tu passais toute la journée à parler.

Alors on est en droit d’émettre toutes les hypothèses, hein. Accident, coma, pour les plus graves. Coup de flip? En fait marié et voulait juste tester son pouvoir de séduction? Fausses photos et n’assume pas la rencontre? Je ne saurai jamais. Mais punaise ça fait mal. Enfin mal c’est pas non plus comme si on avait été ensemble et tout. Mais tu investis du temps, tu racontes des choses quand même…. et puis plus rien. La claque quoi. Le vide.

Le souci c’est que des comme ça j’en ai eu plusieurs, beaucoup même. Ce qui me fait peur? ça ne me touche même plus, je passe à autre chose. Je suis devenue insensible à ça à force. Une vraie connasse.

Alors pourquoi? Je me dis qu’avec les sites on a tellement de « choix » qu’on se dit qu’on trouvera toujours mieux. On consomme les contacts comme on fume une clope. On la finit ou pas, on la balance ou on l’écrase…

Même quand on va jusqu’à la rencontre, on se dit qu’on peut peut être avoir encore mieux. Pourquoi ne pas vivre l’instant présent et s’en contenter? Juste ça?

Les sites me fatiguent, les rencontres 2.0 me fatiguent, j’ai beau sortir et essayer de rencontrer des gens, c’est pas si facile à l’aire du 2.0.

Allez tiens, je vais faire ma vieille pour le coup: c’était mieux avant.

La biz!!!!!!!!!!!!!