Ce que je ne te dirai jamais…

Tu es partie depuis un peu plus de 9 ans. Et pourtant tu me manques encore. Souvent. Depuis ça, la vie n’est plus pareille.

Je me souviens encore avec un pincement au coeur de ces derniers mois, de la maladie, de la dégradation de ton état, de tout ce que je ne t’ai pas dit… Je me souviens du dernier anniversaire de ta petite fille passé ensemble, je me souviens des nuits blanches, du regard des gens sur mon ventre quand nous pleurions ton départ. De cette naissance qui avait un goût amer, des efforts pour être bien alors que j’étais mal, parce que mon bébé a tout subi in utero et que j’ai fait le maximum pour qu’il ne souffre pas de tout ça. En tous cas pas trop. Et qu’aujourd’hui, il m’arrive de me dire que j’ai échoué, tellement il a de colère en lui, cette colère que je ressentais face à la maladie et mon impuissance…

Je me demande encore ce que tu voulais me dire ce fameux soir où finalement tu n’as rien dit… je ne le saurai jamais et c’est difficile de vivre avec ça.

Je pense à toi pour des détails, parfois quand je regarde mes enfants, tout simplement, et je me dis que tu aurais été fière d’eux. Parfois quand je regarde ce que j’ai accompli, et je me dis que tu aurais été fière de moi, que je n’ai pas sombré, que j’ai lutté… Et quand je me dis que tu serais à mes côtés pour me soutenir quand mon père est absent de ma vie depuis ton départ.

Tes appels à l’heure du bain, à l’heure des devoirs, qui me faisaient pester me manquent. Tes appels pour des questions banales qui auraient pu attendre me manquent. Pester contre toi me manque. Mon ex avait dit à juste titre « elle était chiante mais elle nous manque ». C’était exactement ça.

Tu me manques maman. Chaque jour je pense à toi.

Je suis toujours là

Ouais, toujours vivante. Ça fait un bail. En fait j’ai toujours ces projets d’articles que je n’ai pas écrit, j’y pense et puis j’oublie (toi aussi tu l’as dans la tête maintenant hein ?).

Je vais super bien. Je suis toujours en couple, toujours folle amoureuse de celui dont je finis par me dire qu’il est mon alter ego. On pense très très souvent à la même chose au même moment, qu’on soit ensemble ou loin l’un de l’autre. On va s’écrire en même temps, parfois la même chose, souvent même. On ressent les choses, de la même façon. On a le même avis sur beaucoup de choses. Tu vas me dire: « Ben ça doit être chiant ? »

Ben non. C’est hyper agréable d’avancer à deux dans ce sens là, ça m’apporte même beaucoup de sérénité. Moi la nana qui se moquait des couples fusionnels qui ne se lâchent pas… Je suis devenue accro à mon mec ! Alors attention il y a un contexte hein, il part souvent en déplacement et je pense que ça joue beaucoup. Ces périodes sont parfois longues à gérer, mais du coup on savoure à fond nos moments ensemble.

Nous vivons d’éternelles retrouvailles. C’est peut être la clé de notre équilibre, car oui j’aime toujours mon indépendance, j’aime la solitude et je peux encore en profiter.

Pas question de vivre ensemble pour le moment, nos enfants s’apprivoisent. Et puis est ce que ce ne serait pas le début de la fin? Je ne sais pas, ce n’est pas à l’ordre du jour actuellement.

 

 

J’avais commencé à écrire cet article y’a un moment… et puis y’a eu le confinement. On a joué le jeu, on ne s’est pas vus, surtout qu’il a chopé le truc à cause du boulot (il a juste eu grosse fièvre, courbatures, fatigue, bref tout le monde ne finit pas à l’hôpital).

On ne s’est pas vu pendant deux mois et demi, alors il a été en déplacement, puis en confinement, mais il a aussi été chez lui… et on vit à même pas 1 km l’un de l’autre… La première fois qu’on s’est vus, on ne s’est pas touchés, même pas un bisou… on a respecté, surtout que la compagne de mon ex est enceinte, alors je fais attention, car on n’a pas arrêté la garde alternée des enfants. On était déjà heureux de se voir et d’être ensemble… En plus, pendant plus de 2 mois, les seuls adultes que je côtoyais étaient mon ex et sa nana lors du transfert des enfants… J’avoue que l’interaction sociale m’a manquée… Rien que de croiser mes collègues quoi… Là c’était télétravail ou seule au bureau… un brin déprimant…

Et puis je me rends compte que beaucoup de gens n’ont rien respecté. Je n’en reviens pas de cette mentalité individualiste qui consiste à refuser qu’on nous prenne nos acquis. Mais la situation est exceptionnelle, non? On doit faire des efforts, TOUS, non? Je vois des gens se refaire la bise, comme si tout était fini, comme si il n’était plus nécessaire de prendre des précautions. A moins qu’ils se sentent invincibles…

En ce moment je cogite beaucoup, j’ai revu ma façon de voir les choses, mes priorités. Je ne veux pas me mélanger à ces gens individualistes qui s’en foutent de tout et qui pensent qu’ils n’ont pas à changer leur habitudes, qui ne comprennent pas pourquoi ils devraient le faire. Je n’en peux plus de cette société où les gens n’ont aucun altruisme, aucune bienveillance. Alors je fais du tri, pas mal de tri. Et je me concentre sur l’essentiel… Je deviens sauvage avec parfois des envies d’exil et d’autarcie.

 

PS: ça fait 15 fois que je relis et je retrouve encore des coquilles… désolée si j’en ai oublié, je n’y arrive plus là…  😀

 

 

 

 

J’aime pas Noël

Quand j’étais petite, j’ai passé de superbes Noël.

La famille de maman était dans le coin, alors on se retrouvait toujours chez l’un ou l’autre pour le réveillon, et le jour de Noël on était chez mes grand-parents.

J’avais 5 cousins de mon âge et une cousine, on s’est fait des mega parties de jeux tous ensemble, c’était top.

Et puis on a tous grandi, la famille s’est éclatée géographiquement et on a fini par le fêter avec nos parents et pour ma part ma sœur, puis mes nièces et ensuite mes enfants. Plus de gros repas de famille avec le plaisir de se retrouver, un petit truc en toute intimité sympa aussi mais… qui n’a plus rien à voir.

Et puis maman est décédée. D’ailleurs, maman est décédée en 2011, un mois avant la naissance de mon fils. Cette année là, j’ai passé Noël à la maternité, et quelque part, j’étais heureuse de ne pas être autour de cette table où il  manquait quelqu’un.

Les années suivantes, on a fait deux fois je crois, le jour de Noël chez nous, en invitant mes oncles et tantes, des repas de 20 personnes où j’ai pu retrouver l’ambiance de Noël.

Et puis on s’est séparés, et alors là j’ai connu Noël en tant que célibataire, et sans mes enfants (heureusement on s’arrange, l’un les prend la veille, l’autre le jour).

Et maman me manque. Beaucoup.  Ce n’est pas tant le jour J, hein, mais avant, les préparatifs et tout. C’est tout bête, mais maman me faisait toujours une surprise, quand papa me donne un chèque pour que je me charge des cadeaux pour moi et les enfants et je les amène au pied du sapin. La première année, ma seule surprise à Noël, c’était le cadeau de ma sœur… Oui parce que quand t’as des enfants, tu t’achètes un cadeau parce que sinon les enfants se demandent pourquoi tu n’as rien. La glauquitude du truc quoi…. Pour la magie de Noël, on est bien d’accord… on repassera.

Bref tu l’auras compris, j’ai hâte que ça se termine, que ce soit derrière nous et qu’on en parle plus, pour ne plus penser chaque matin en me levant que j’aurais aimé que maman soit là.

Si tu as la chance d’avoir encore tes parents, profite bien d’eux, parce que je peux te dire que le vide est immense quand ils ne sont plus là.

Allez sans rancune et joyeux Noël quand même!

Cas de conscience

Salut salut!

Ça fait un bail hein, je sais.

En plus, je reviens pour te demander ton avis, la fille qui t’écrit que par intérêt quoi.

Non en fait, ça fait un moment que j’ai envie d’écrire, j’ai plusieurs idées mais je ne prends pas le temps… la rentrée a été assez intense pour moi en fait. Mais c’est pas le sujet. Je ne suis pas là pour parler de moi (pour une fois), mais d’un truc qui me turlupine depuis un moment.

Je te pose le tableau. Quand j’étais ado (ça remonte pfiou!), je suis sortie avec un garçon. C’était le deuxième, mais le premier « vrai » , le premier étant en fait mon meilleur ami et quand on s’en est rendu compte, on a arrêté. Bref le premier qui m’ait déclenché de l’émoi. Comme tous les ados ça a papillonné un peu et ça s’est arrêté pour passer à autre chose. Mais on est resté dans la même bande de copains, je te parle de ça j’avais 12-13 ans.

Quelques années plus tard, après s’être perdus de vue, on se retrouve dans la même bande de potes, mais voilà y’a plus rien, on est amis. Il sortira avec une fille avec qui je suis allée à l’école et que je connais donc depuis très longtemps, va se marier et faire deux enfants.

On est en 2016, je suis en pleine séparation, même si rien n’est officiel, j’ai tendance à publier des trucs sûrement plus sombres que d’habitude sur facebook (oui je sais plus personne ne va sur facebook, ben moi si, na!).

Bref comme on est amis sur ce réseau social, il  m’écrit en me demandant des nouvelles, je lui explique donc ma situation et lui me raconte que c’est chaud avec sa femme aussi, qu’ils ne partagent plus grand chose et qu’il s’est mis à discuter un peu, beaucoup, voir beaucoup beaucoup avec la femme d’un couple d’amis qui habite la même commune qu’eux. Que ça a commencé à devenir un peu voire beaucoup tendancieux et que le mari a tout découvert (ou sa femme à lui, je ne sais plus, ce n’est pas très important), que ça a fait scandale et que tout le monde est rentré chez lui sans plus s’adresser la parole et qu’ils ont arrêté de s’écrire.

Donc là tu te dis, classique, le couple qui s’est rencontré jeune, usure du quotidien tout ça tout ça, il a eu un coup de cœur pour une autre, pourquoi pas, ça arrive, c’est arrivé à mon ex. Ils ont quand même été jusqu’à évoquer la séparation, qui gardait la maison et tout hein. Mais finalement ont décidé de se laisser une chance. Et ont fait un autre bébé. Oui…. toi aussi tu te dis que faire un enfant pour sauver son couple c’est pas la solution?

Bref, ce que je t’ai pas dit, c’est que ses messages à mon intention devenaient, eux aussi, tendancieux. Quand tu changes ta photo de profil et que le mec t’envoie un « trop jolie » avec des smileys dont les yeux sont remplis de cœurs, enfin bref, tu vois le genre ou tu sais que le mec est dans la flatterie et n’attend qu’une chose, que tu lui dises vas y viens! Sauf que…………….

1 – hey mec nous c’est de l’histoire ancienne!

2 – hey mec, je connais ta femme, mais aussi sa mère!

3 – hey mec, donc là concrètement, je me fais larguer après 17 ans pour une autre et là à un moment tu as cru que MOI j’allais briser un couple? Pour quelles raison je ferais à une autre ce qu’on m’a fait? 1-1 balle au centre? Tu m’as bien vue???

(D’ailleurs un autre homme marié a subtilement tenté sa chance, c’est pas parce que tu te fais larguer comme une m***** que tu deviens une salope pour autant! Je trouve ça hyper insultant en fait! Oui j’ai caché un gros mot et écrit l’autre en toutes lettres, mon autre moi a fini par s’exprimer… :D)

4 – hey mec, t’as pas eu un coup de cœur pour ta voisine là? donc en fait tu cherches juste une nana open c’est ça? et donc tu as cru que je serai peut être la nana qu’on prend pour se sortir de son histoire?

Bref, j’ai fini par lui dire qu’il fallait qu’il arrête, que c’était gênant, que je ne voyais pas où il voulait en venir mais que de toutes façons, c’était hors de question.

Comme un grand courageux qu’il est, il a nié. Et a arrêté de m’écrire.

Ok là tu te dis mais c’est quoi ton cas de conscience 3 ans après?

Ben c’est ce que j’ai appris il y a quelques jours. Deux amies se sont séparées en 2018. Il leur a fait la même. Aux deux! En même temps! Même qu’à une, il a dit qu’il aurait du partir avec elle il y a 20 ans. Le mec est marié, a 3 enfants et a ce discours de merde, depuis plusieurs années, avec toutes les nanas qui se font larguer!

Le constat est simple: un de ces lâches qui n’est pas bien dans son couple mais veut rencontrer quelqu’un car il a peur d’être seul. Il ne quittera sa femme que si il a quelqu’un d’autre quoi… On sait pourtant bien qu’il faut être heureux soi même pour ensuite partager son bonheur avec quelqu’un d’heureux lui aussi…

Alors le voilà mon cas de conscience… Je connais sa femme, on est pas les meilleures amies du monde mais je la connais bien quand même… et je me demande depuis plusieurs jours si elle n’apprécierait pas que je la prévienne. Parce que ce qu’il fait dans son dos c’est dégueulasse, et qu’à sa place à elle j’aurais aimé qu’on me prévienne. Mais c’est moi et mon raisonnement. Après je vais pas lui balancer ça comme ça hein, mais lui dire en douceur, oui je sais mettre les formes, ça m’arrive…

Tu en penses quoi? Je la ferme et la laisse dans l’ignorance alors qu’il balance à toutes les femmes célibataires que son couple va super mal et qu’il regrette son choix d’il y a 20 ans? J’ai pas à m’immiscer dans leurs histoires? Mais à force de pas s’immiscer, on perd notre humanité non? Bref, je suis paumée…

Vivante!

Hey ! Le dernier article de Tabi m’a rappelé que j’avais  un blog sur lequel j’avais rien écrit depuis….. longtemps…

Alors me voilà, toujours amoureuse, dans une relation simple et fluide, on s’entend à merveille, on adore passer du temps ensemble.

Dans quelques jours, ça fera 6 mois qu’on est ensemble (c’est un truc de fille ça de compter? Est-ce que le fait qu’on soit sortis ensemble pile poil 1 mois après mon anniversaire me donne une excuse d’avoir retenu la date?).

Moi j’ai pas de doute, je l’aime comme jamais je n’ai aimé, je découvre avec lui des choses qu’on m’avait dites sur les relations amoureuses et que je pensais exagérées. On est fusionnels (il fallait attendre 39 ans 3/4 pour connaître ça… mais ouah quel pied!), on pense pareil sur plein de choses, on a les mêmes envies au même moment, c’est le top.

Mais tu l’as vu venir le hic?

Ben ouais y’en a un.

Il est souvent en déplacement et pour le moment on a rien dit aux enfants (j’en ai 2 et lui 1). Même si on s’est déjà croisés au parc ou qu’il est venu avec son loulou pour un goûter une fois, mais les enfants ne posent pas de question, nous sommes des copains. Du coup quand il revient, en gros, il partage son temps entre son fils et moi. Et j’ai pas envie qu’il choisisse entre lui et moi…

Moi je me dis ça fait 6 mois, on est amoureux, j’ai envie de le dire aux enfants et qu’on puisse se voir aussi quand on les a, même si bien sûr il est important qu’on ait des moments privilégiés avec eux bien entendu! En gros ne pas être tout le temps ensemble mais se voir plus quand même.

Bon lui a eu une relation il y a 1 an qui est allée trop vite. Donc je comprends qu’il ne veuille pas reproduire les mêmes erreurs. Mais là quand même, il me dit qu’il est bien, qu’il m’aime, que je lui manque…

Je lui ai dit que j’étais prête à le dire aux enfants et et que je ne lui mettrai pas la pression. Et je l’ai laissé réfléchir. Mais il n’en reparle pas.

On a passé le week end ensemble, c’était génial, et il a récupéré son fils mardi soir, donc on ne peut pas se voir alors que j’ai pas mes enfants. Je suis seule chez moi et il est à côté. Autant quand il est en déplacement je ne le vis pas mal, autant là… un peu… J’ai pas envie de lui mettre la pression certes mais… j’ai pas envie de me passer de lui alors qu’on pourrait être ensemble.

Je vais encore devoir aborder le sujet, pour savoir ce qu’il en pense… Mais j’avoue que ça me perturbe et que je ne comprends pas…

 

Comme quoi, même quand c’est fluide…. ça ne l’est pas! 😀

Tout a démarré ainsi finalement

Le 12 janvier, j’ai envoyé un message…

On l’appellera A.

A. est en pleine séparation. C’est compliqué. Elle l’a trompé, il ne se passe plus rien mais il a peur de se retrouver seul. Donc la séparation traîne.

On va discuter, je lui parlerai de ma propre expérience, il va du coup commencer à prendre les choses en main pour avancer dans sa vie.

On se ressemble beaucoup, même chemins de vies, même blessures, même sensibilité… l’un commence une phrase, l’autre la finit. C’est très agréable, ça fait du bien. Je m’éloigne peu à peu des sites.

Nous discutons de tout, tout le temps. Je pensais me lasser à un moment mais non.

Il veut terminer son histoire avant qu’on se rencontre. Soit. Après tout, je ne suis pas pressée.

Le 10 juin. C’est la date qu’il a fixée.

« C’est la date butoir, après ne m’attend plus. »

La date arrive. Mais tout ça est un chamboulement pour lui, des choses du passé ressurgissent, et… bref ce n’est pas le bon moment finalement.

On essaie de couper les ponts, il revient deux jours après.

Et puis hier ça a recommencé, il faut arrêter de parler.

Moi je suis paumée. C’est bête hein, mais oui j’avoue j’ai développé des sentiments pour lui. L’impression d’être face à mon double. Je me suis tellement moquée de mon ex quand il m’a dit ça sur la nana qui a tout fait basculer. Et maintenant je comprends.

Je sais, tu vas me dire c’est juste épistolaire. Mais pas là. Y’avait un réel truc entre nous. Mes amies l’ont senti, mais jamais je leur ai dit que j’étais amoureuse…. même si je crois qu’elles le savent…

Alors voilà, j’ai « rencontré » mon double, j’en suis tombée amoureuse et lui aussi mais il est tellement mal que nous nous arrêtons là.

Frustrant. Tellement difficile  à expliquer.

Alors, encore une fois, je pars en vrille.

C’est les mecs qui vont être contents.

Besoin de m’oublier pour oublier.

Tout a démarré ainsi finalement. Besoin d’écrire pour tourner la page.